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Les témoignages

Les témoignages incluent les lettres et autres textes. Lire les lettres, surtout, redonne la vie à nos ancêtres. On les voit parler, plaisanter, avoir des préoccupations, dialoguer. Même leur manière de présenter leurs lettres sont révélatrices. Par exemple les lettres d’Henry-Louis, toujours parfaites, correctement présentées, datées, à la jolie écriture droite.

Elles ont beaucoup plus de valeur que les actes, et plus même que les photos. Par exemple du côté Baratin on a beaucoup de photos mais très peu de témoignages, du coup on en est réduit à regarder les gens sans savoir les choses les plus élémentaires sur leur vie, comme la façon dont ils parlent, ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, comment ils ont rencontré les gens qu’ils connaissent.

À Glénic il y a deux cartons de lettre. Quelques lots importants se distinguent :

- les lettres entre Madeleine Vérillotte et Aristide Beslais. À vue de nez, pas loin de mille. Ils se sont surtout écrits pendant leurs études, où ils étaient séparés, et pendant la guerre.

- les lettres de Marguerite, écrites par elle et adressées à elle. Pas loin de mille. Cela inclut les lettres avec sa famille et Henry-Louis à Cahors, les lettres avec sa famille aux États-unis, les lettres à Simone Devouassoux.

- des lettres de Marie-Madeleine, venant probablement de chez elle parce qu’elles sont adressées à diverses personnes. Souvent écrites pendant ses vacances. Une cinquantaine.

Un autre grand témoignage est donné par les Mémoire d’Aristide Beslais. Ce livre est une véritable mine d’information sur la famille du côté Beslais. Il raconte tout ce qu’il connaît de sa famille, ce qui remonte à ses grands-parents d’un côté jusqu’à ses petits-enfants et neveux. L’intérêt surtout est l’ancienneté de ce témoignage, il nous permet de connaître des choses sur des individus du début du XIXe siècle. Elles sont décrites plus en détail dans l’article d’Aristide Beslais.

Sinon il y a quelques papiers de famille divers. Diplômes, cartes de membres, papiers d’identité, poèmes, livres, etc.


Les photos

Les photos demeurent très précieuses, surtout les photos amateurs. C’est là où les Baratins dominent, les deux frères Louis et Henri (père et oncle d’Henry-Louis) étaient des photographes amateurs et ont pris des photos de famille pleines de spontanéité. Alors que du côté Beslais et Dubois on allait chez des professionnels où l’on prenait des poses plus rigides, comme Madeleine, la mère de Marguerite. Certaines personnes aussi semblent ne pas aimer leur image, comme Pierre Castex dont il ne nous reste presque rien.

Derrière les sourires, les photos peuvent être révélatrices. Des gens qui s’entendent ont plus de plaisir à se faire prendre en photo ensemble et le font avec plus de naturel, et du moment qu’on a plusieurs clichés on devine assez bien les relations qu’entretiennent les personnes qu’on voit dessus. Pour reprendre l’exemple des Baratin, on voit sur les photos que les frères et sœurs s’aimaient beaucoup, et ç’a été corroboré par les quelques témoignages qu’on a eus. Mais, au revers de la médaille, on voit que leur frère Achille n’est jamais là, et en effet ils avaient totalement coupé les ponts avec lui.

Il y a beaucoup de photos à Glénic, Creuse, ce sont toutes les photos que Marguerite a récupérées de ses parents et de Marie-Madeleine. Apparemment elle avait récupéré la majeur partie des photos de ses parents. Elle en avait aussi demandé à ses cousins pour compléter ses albums. Il y a environ 350 photos. Et cela n’inclut pas les albums consacrés à ses enfants (mariage de François, de Marianne etc.).

Par ailleurs, après avoir mis l’arbre sur internet, nous avons été contactés par deux cousins, un du côté Baratin et une du côté Dubois. Les deux ont amené des lots supplémentaires, faisant une trentaine en plus.

La majorité des photos sont du côté Baratin. Et dans les photos Baratin, la majorité sont des photos d’Henri.


Les actes

Quant aux actes, ils incluent l’État civil, les recensements et les registres matricules (fiches militaires). L’État civil est bien sûr la colonne vertébrale de la généalogie, et il est très facile d’accès depuis que tous les actes antérieurs à 1914 ont été numérisés et sont disponibles sur internet pour tous les départements de France. Il donne les naissances, mariages et décès avec les dates, les lieux et les professions, avec des tables décennales triées par nom. Les témoins des actes peuvent aussi avoir de l’intérêt.

Au-delà de la Révolution, l’État civil se prolonge dans les registres paroissiaux, tenus par les curés. Ils sont numérisés aussi, mais mal écrits et souvent lacunaires. Selon les endroits, ils remontent plus ou moins loin dans le passé, en général ils vont jusqu’au milieu XVIIIe siècle mais parfois jusqu’au XVIIe siècle

Les recensements listent toutes les personnes dans un logis, avec leur nom, âge, profession et commune de naissance, et ce tous les cinq ans. C’est appréciable pour étudier une famille, parce qu’on voit leurs déménagements, tous leurs enfants (trouver les enfants d’un couple est compliqué et incertain avec l’État civil), et même aussi s’ils vivent avec des proches. Mais ils sont difficiles à utiliser parce qu’il faut connaître l’adresse des gens.

Les registres matricules, eux, ont des intérêts surprenants. Ils décrivent bien sûr la carrière militaire de l’individu mais donnent par ailleurs des détails uniques : la description du visage avec la couleur des yeux et des cheveux, qu’on ne voit pas dans les photos en noir et blanc, et, sur quelques années, les adresses où l’individu se trouve, car après le service les gens restaient quelques années en réserve et devaient déclarer leur adresse. Mais de même il est plus difficile d’accès, à cause du découpage territorial propre à l’armée et de l’incertitude sur l’année d’incorporation, normalement à 20 ans mais peut varier pour les volontaires. Et bien sûr ces registres ne concernent que les hommes.