François Dubois

Photos

Parents : Victor, Pauline

Épouses : Louise Chappuy, Héloïse Chauveau

Enfants : Georges, Gabrielle, Marguerite, Maurice


Général

Naissance : 15 novembre 1864 à Pourrain

Premier mariage : 18 juillet 1885 à Pourrain (20 ans)

Second mariage : 30 avril 1904 à Auxerre (39 ans)

Décès : date inconnue

Profession : journalier, domestique, propriétaire, négociant

Prénoms : François


Histoire

Il vient d’un milieu paysan misérable et parvient à s’enrichir riche à force de travail et en faisant de bons mariages. Il gagne assez d’argent pour offrir le confort à sa famille et payer des études à ses enfants. Mais, trop plein de son ambition et de son envie d’argent, il perd de vue sa famille. Quand sa première femme meurt, ses enfants  souffrent beaucoup et se sentent abandonnés par lui.

Il naît dans une famille de huit enfants, dont trois sont morts en bas âge. Son père ne sait pas écrire et travaille comme manœuvre, l’équivalent d’ouvrier agricole, le plus bas niveau social dans les campagnes.

Il fait un beau mariage avec Louise Chappuy, du même village, qui vient d’une famille de cultivateurs, propriétaires, marchands de blé qui l’ont peut-être aidé. Avec elle il a ses trois premiers enfants, Georges, Gabrielle et Marguerite.

Il quitte son village natal de Pourrain et s’installe à Auxerre comme tonnelier. ll fréquente des cafetiers, limonadiers, marchands de vins à Beaune, Auxerre, Clermont-Ferrand.

La famille déménage quelques années à Clermont-Ferrand, où naît la fille cadette, Marguerite. De manière étrange, à cette occasion, il se déclare «domestique». Peut-être s’agit-il d’un emploi temporaire.

Après leur retour à Auxerre, son épouse meurt alors qu’elle n’a que 33 ans. Ses enfants sont bouleversés. C’est de cet épisode que peut dater la haine que voue Marguerite à son père, le besoin obsessionnel de Georges d’être un homme fort, et la proximité des trois frères et sœurs, on dirait que leur père n’a pas réagi à leur détresse. Il se remarie peu après, un autre beau mariage pour lui, mais sa nouvelle épouse de 16 ans, c’est-à-dire autant que son fils Georges, n’a sûrement pas pu leur venir en aide. C’est par une cousine de leur mère, Maman Guiguite, que les enfants sont pris en charge, surtout Marguerite, la plus jeune, âgée de 10 ans.

François donc épouse deux ans après une fille de 16 ans, fille d’un marchand épicier qui a des biens immobiliers à Clamecy, ce qui est encore un beau mariage pour lui.

Elle habite Nevers, où il a dû aller de temps à autres parce qu’il a des intérêts immobiliers dans cette ville. Comme ni sa famille ni sa belle-famille n’en vient, il a sans doute revendu des terres pour acheter ces propriétés, faisant de la spéculation, et dans ce cas il aurait choisi Nevers pour ses rendements immobiliers. Henry-Louis raconte qu’il louait ces propriétés à un bordel, pour la raison pure et simple qu’un bordel paye un loyer plus élevé qu’un commerce normal.

Avec sa seconde femme, il a son quatrième enfant, Maurice.


Divers

Sur la photo il a une bague à l’annulaire, une bague à l’auriculaire, une montre et une épingle de cravate. Sa moustache est torsadée.

Il aurait eu un quatrième enfant avec Louise Chappuy, une fille plus jeune que les autres, morte prématurément. Dans une lettre autour de 1927, Marguerite parle de la mort de sa «plus jeune sœur» et ajoute qu’elle s’est produite un 27 mars. Elle serait donc née après 1891 (naissance de Marguerite) et morte avant 1901 (date d’un recensement où elle n’apparaît pas dans le foyer).

Une des sœurs de François, Clémentine Dubois, a aussi eu une vie active qui l’a sortie de sa condition. Elle a vécu avec un Suisse qui possédait un hôtel à Beauvais et, pour une raison ou une autre, ne s’est pas mariée avec lui et a eu des enfants illégitimes.

Il est décrit dans l'autobiographie romancée de Joseph Dalby.

(il a les yeux bleus)