Marguerite Dubois

Photos

Parents : François, Louise

Époux : Henri Baratin

Enfants : Henry-Louis


Général

Naissance : 1er octobre 1891 à Clermont-Ferrand

Mariage : 14 février 1914 à Auxerre (22 ans)

Décès : 19 août 1971 (79 ans)

Profession : institutrice


Histoire

Elle a du tempérament. Dans sa famille elle déteste son père. Une fois mariée elle déteste sa belle-mère. Et puis elle se met aussi à détester son propre mari. Mais elle adore inconditionnellement son fils unique. Dont elle déteste l’épouse après son mariage.

Sa mère meurt alors qu’elle a 10 ans. Elle la regrette infiniment. Son père reste deux ans célibataire avec ses enfants puis se marie à une fille de 16 ans. Elle le déteste depuis cette époque, au point de refuser son héritage à sa mort.

Avec ses frères et sœurs, elle est prise en charge par une tante lointaine qui joue pour eux, et particulièrement pour elle, le rôle de mère. Elle l’appelle Maman Guiguite.

Elle devient institutrice, comme sa sœur aînée. C’est pendant sa formation qu’elle rencontre son mari. Lui-même ne continue pas le métier d’instituteur et part dans l’administration.

Les deux époux ne s’aiment pas. Ils n’ont pas de conflit réel mais des intérêts impossibles à concilier. Elle a de grandes espérances pour elle et pour son fils, elle est de tempérament passionné et renfermé, elle veut prouver sa valeur. Mais lui, même s’il veut s’affirmer, n’est pas combattif et souhaite garder ses habitudes à Auxerre, où il bénéficie d’une petite notoriété par son personnage d’original qu’il joue avec une grâce certaine. Ils finissent assez rapidement par s’ignorer.

La guerre, où ils ne sont jamais ensemble, est le seul moment de leur vie où ils s’entendent. Ils ont leur fils Henry-Louis lors d’une permission.

Quand il en revient il fume la pipe, et elle ne peut le supporter. Elle lui déclare que ce sera la pipe ou elle mais pas les deux. Il choisit la pipe. Cette petite histoire est peut-être arrangée mais quoi qu’il en soit ils décident de rompre leur intimité, sans divorcer.

Un jour elle lui demande de faire une demande conjointe de mutation en Algérie. Il y a des postes intéressants là-bas pour les instituteurs qui veulent faire carrière. Il ne refuse pas, met les enveloppes dans sa poche et dit qu’il va les poster. Six mois plus tard, toujours sans nouvelle, elle découvre les enveloppes toujours fourrées dans sa poche.

Ils s’installent dans des pièces séparées de leur appartement. Pendant ces années elle se consacre à l’éducation de son fils qu’elle adore, et en qui elle voit ses rêves se concrétiser.

Quand celui-ci part à Paris faire ses études supérieures, elle le suit et laisse Henri à Auxerre. Elle ne reviendra jamais, et restera auprès de son fils tant qu’elle pourra.

Quand Henri finit par mourir, elle l’enterre à Auxerre mais s’assure qu’ils ne partageront pas la même tombe et qu’elle sera dans un secteur mieux coté du cimetière.

Mais malgré tout ce désintérêt, elle ne parvient pas à lui survivre. Elle meurt un an après lui.


Divers

Elle aime beaucoup les mots-croisés. Elle résout les grilles et en crée aussi certaines, qu’elle envoie à des journaux. À ce sujet elle recommande de lire une page du dictionnaire par jour.

Elle est décrite, enfant, dans l'autobiographie romancée de Joseph Dalby.


Lettres

Lettre qu’elle a envoyée à maman Guiguite à la naissance d’Henry-Louis.

Lettre un peu agréable à sa belle-fille, une fois n’est pas coutume.

(elle a les yeux gris)